La voie des sans voix

Malgré tout, j’ai été piqué par le virus du Jazz.

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unnamedLe vendredi 27 mai dernier, je suis invité par un ami, William Kalou, pour assister à une conférence de presse. Il faut le dire mon ami n’est pas simple là-bas. Il est responsable communication et marque de la BICICI (vous pensez que c’est vous seulement qui avez réseau quoi… kiakia).

Avec des confrères journalistes et blogueurs nous prenons place dans la salle de conférence. Quelques minutes après, je vois beaucoup de messieurs et dames en costumes et ensembles tailleurs. Dans ma tête, je me dis : « Ils vont venir nous raconter quoi encore ? ». Après une brève présentation, on rentre de plain-pied dans le vif du sujet. On va nous parler de Jazz (Eh Allah… Qui m’a envoyé ici ?)

Le Directeur de la filiale de BNP Paribas, déroule son conducteur. De son prétoire, il déclare que la BICICI organisera, à partir du 3 juin, l’édition 2016 d’Abidjan Jazz by BICICI. Selon lui, cet autre festival est à l’attention des mélomanes et amateurs de Jazz. Toujours dans ma tête, je dis : « Tchè, il faut nous dire que c’est pour les gens riches là encore ».

Je n’ai même pas fini de parler à mes colocataires dans ma tête que Jean-Louis Menann-Kouamé, Directeur Général de la BICICI dit en même temps : « La vision pour cette édition est de démocratiser l’accès à cette musique trop longtemps considérée comme élitiste et réservée à un certain âge ». Walaye bilaye, môgô là a lu dans mes pensées. J’ai donc dit au gars dans ma tête : « Arrête de parler, parce que le DG là t’entend ».

Poursuivant, Jean-Louis Menann-Kouamé a donné la liste des artistes qui allaient prester pour ce mois de juin. Il s’agit notamment de Mina Agossi, Luc Sigui et Paco Sery. C’est sur cette note qu’il a mis fin à sa présentation. Mais, comme vous me connaissez, je vais toujours poser une question sarcastique. Je prends la parole, poitrine bombée, narine dilatée, je regarde la tête d’affiche du festival Luc Sigui dans les yeux et je demande. « Monsieur, Jazz là même, c’est quelle musique ça ? Comment on fait pour aimer ce genre musical ? »

Avec un calme de funérailles, Luc Sigui me regarde dans les yeux à son tour. Il me rétorque : « Petit, je ne sais pas comment te répondre. Mais, la seule réponse que j’ai pour toi, c’est d’écouter mon jazz ». Joignant l’acte à la parole, il me tend son CD qu’il a pris la peine de dédicacer. Une fois chez moi, je mets le CD dans mon lecteur. Sur conseil de certains amis comme Gérard Konan et Arsène Dally, j’ai écouté la musique à 5h du matin.

Je l’avoue sans honte et avec tambour battant que j’ai été piqué par le virus du Jazz.

 

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